Principaux modes de méditation

Voici pour commencer notre propos sur le positionnement d’Acoa, une analyse non exhaustive des principaux types de méditation, afin de montrer leur grande diversité et l’originalité de notre démarche.

La motivation, soit l’intention que l’on a par rapport à la méditation conditionne la méditation et ses résultats. Comme Atisha (Maître Bouddhiste 982-1054) le dit : « Si la racine est empoisonnée, les branches et les feuilles le seront aussi. Si la racine est médicinale, les branches et les feuilles le seront aussi. ».

La simplification consiste également à considérer la méditation comme un outil agissant de façon automatique. Or le résultat est fonction de la motivation (du motif d’action). Le yogi tibétain Gungtang Jampelyang demanda un jour «  Quelle est la différence entre un sage et un fou ?  La différence réside dans leur intention».

La multiplicité des types de médiation tient à leurs finalités :

On peut ainsi distinguer :

  • Le calme : pour certains c’est une finalité et pour d’autres un moyen (l’esprit calme peut être aisément transformé, comme un tissu blanc peut aisément être teint)
  • La compréhension de la nature des phénomènes et le l’égo (du Je)
  • Le développement de qualités : équanimité (par rapport aux sensations plaisantes ou déplaisantes, par rapport à l’agitation mentale et la torpeur, par rapport aux notion d’ami, d’ennemi ou d’étranger), amour, compassion, etc.
  • La sortie de comportements perturbés : colère, envie, jalousie, orgueil, etc.
  • La sortie de tout conditionnement lié à des éléments antérieurs, la purification
  • L’ouverture à l’expérience
  • La maîtrise de situations : stress, mort, etc.
  • La clarification de son chemin
  • etc.

Elle tient à leurs objets ou supports :

On peut ainsi identifier :

  • Une zone corporelle spécifique, des mouvements, le souffle ou d’autres flux, les chakras
  • Un objet spécifique profane ou religieux perçu au niveau d’un ou plusieurs sens comme une statue d’une divinité, ou du mental au travers du ressenti et perception interne de cette même divinité
  • Des sons (mantra) associés à une déïté  ou perfection et/ou à des concepts
  • Une visualisation
  • Une incantation
  • Une aspiration
  • Un item d’un texte ou un texte dans sa globalité
  • Un koân ou énigme paradoxale
  • L’ensemble des objets accessibles aux sens
  • Aucun objet, le retrait des expériences
  • etc.

 

Elle varie selon ses modes d’attention :

  • Une attention flottante qui fluctue en restant sur un domaine pré défini.
  • Une attention continue d’instant en instant sur un domaine fluctuant, l’expérience change mais il y a une stabilité, un maintien sur ce domaine qui fluctue.
  • Une attention dite en un point, sur un objet stable (mental), l’expérience ne fluctue pas. Cela correspond aux niveaux de calme les plus profonds.

 

Elle varie également selon ses modes d’actions relatifs au processus de méditation :

  • Un effort soutenu, il y a vigilance et une restauration en cas de décalage ou sortie de la pratique
  • Une absence d’effort, considéré comme égotique, polluant le processus
  • Une analyse intellectuelle
  • Sans intervention intellectuelle, ce qui suppose une motivation à la pratique du fait par exemple de la compréhension totale de l’intérêt de la pratique

Enfin, elle se modifie selon les situations de méditation pratiquées

  • De façon formelle en assise, debout, allongé
  • Durant une action formelle la marche, la cérémonie du thé, le tir à l’arc, etc.
  • Dans une action quelconque

 

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