Définir la méditation

Tout mot induit une compréhension différente chez chacun, en fonction de sa formation de ses expériences, de sa culture. Pourtant nous considérons implicitement que nous partageons une même notion. C’est bien sûr également le cas pour le mot « méditation ».

Sortir de la convergence implicite

Une attraction pour certains, une répulsion pour d’autres, pour qui par exemple la méditation est une fermeture, un retrait du monde. Ces différentes acceptions balayent un large éventail en partie fantasmatique, allant de l’extrême simplification à la plus grande complexité voire inaccessibilité.

La simplification est la plus fréquente, une réduction y compris par des méditants. Une fois, lors d’une formation sur l’attention, quelqu’un évoque qu’il médite régulièrement. On lui demande de préciser et il répond « la synchronisation cardiaque ». Pour lui c’était « LA » méthode de méditation. On trouve quelque chose de proche dans des présentations Mindfulness, des photos de tests scientifiques sur de grands méditants laissent à penser qu’ils pratiquent Mindfulness et rien que cela, et que par voie de conséquence, aucune pratique n’existe ou ne se justifie en dehors de Mindfulness !

Méditants ou pas, nous devons rester vigilants par rapport à cette tendance qui relève de l’ignorance et peut nous mener jusqu’au sectarisme.

Accepter la grande multiplicité

La méditation recouvre une multiplicité de pratiques. Certaines comme celles du tantra, peuvent être rattachées à des religions, d’autres sont indépendantes de tout contexte religieux. Cette diversité se retrouve dans d’autres appellations : relaxation, concentration, état modifié de conscience, suspension des processus de la pensée rationnelle et logique , maintien de l’attention à soi, etc..

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