L’ouverture à l’expérience


L’attention portée aux tâches exécutées est nécessaire à leur bon accomplissement, et il faut y adjoindre un contact au monde. L’ouverture correspondante peut paraître décalée à l’ère du zapping, de la recherche permanente de distractions, du repli sur soi. Autant de facteurs facilitant les automatismes. Happé par ces actions « habituelles », l’individu se coupe du monde et par là même de sa propre réalité, du mouvement de la vie. Il n’est pas aligné sur ses besoins fondamentaux. Et agit donc de façon moins pertinente vis-à-vis d’eux. L’impact de ses actions est réduit, le sens non perçu du fait de la faiblesse de son apport et de la dispersion induite par le non alignement.

bol (8 of 1)

A l’inverse la présence redonne pertinence, apport et sens. La simple attention à ce que je suis, à ce qui me traverse, libère de l’aliénation induite par la recherche frénétique du moindre plaisir, de la fuite par rapport au moindre désagrément. Elle libère du conditionnement des émotions, du stress. Le fait d’être présent à ce qui est en œuvre remet en contact à la vie, permet de se reconnecter totalement à elle. L’attention est nécessaire à toute décision ou action en adéquation avec ce qui est. La sérénité qui en émane rend disponible à l’autre, au monde et à l’action. La clarification des motifs d’action, la cohérence entre l’action et les besoins fondamentaux se développent. L’individu se perçoit dans un total alignement, apportant sa contribution en manifestant pleinement son potentiel, prenant sa place, se réalisant, en somme devenant meilleur pour soi et pour le monde. Il vit une grande cohérence entre  ses aspirations profondes, sa façon d’être, de penser et d’agir. Un charisme naturel apparaît progressivement.